
La Maison des jeunes et de la culture retrouve une fréquentation au plus haut. Mais derrière cette dynamique retrouvée, les défis budgétaires pèsent lourdement sur son avenir.
La Maison des jeunes et de la culture enregistre une nette reprise de sa fréquentation. Avec 1 065 usagers, la structure atteint désormais sa capacité d’accueil maximale, renouant ainsi avec les chiffres d’avant pandémie. Cette saison, la MJC a notamment vu un regain d’intérêt pour les activités culturelles. Parallèlement, plus de 13 000 personnes ont été touchées par les événements organisés hors cadre des activités traditionnelles : « L’utilisation de l’espace culturel de Notre-Dame est aussi une perspective intéressante pour nous », souligne Pierre-François Rozier, président de la MJC, qui se projette vers la rentrée avec l’annonce de nouveautés dans chaque secteur dont des techniques de jazz, stages créatifs, cross training, et céciball. Mais derrière ces chiffres porteurs, la MJC fait face à une réalité financière difficile.
Des pertes à hauteur de 37 000 euros
Le trésorier Thierry Bour James annonce un déficit de 37 000 euros sur l’exercice en cours, en cause notamment des subventions stagnantes ou en baisse, une masse salariale en augmentation, et des financements publics qui arrivent tardivement dans l’année : « La trésorerie est tendue », confirme le directeur Lionel Tavernier. La situation est d’autant plus complexe que la structure emploie des salariés proches de la retraite, nécessitant des provisions croissantes d’année en année. Dans ce contexte, la structure a augmenté ses tarifs de 5 % l’an dernier et prévoit une nouvelle hausse de 3 % à la rentrée.
Des mouvements en interne pour remédier au déficit
Une mesure jugée nécessaire mais insuffisante pour rétablir l’équilibre : « On ne peut pas uniquement utiliser l’augmentation des tarifs pour équilibrer le budget, d’autant que les publics issus des quartiers prioritaires de la ville ont des budgets contraints et rencontrent des difficultés à s’acquitter de leurs cotisations. À terme, nous devrons faire des choix et peut-être réduire la masse salariale car rien ne nous dit que la situation va s’arranger dans les trois prochaines années », prévient Lionel Tavernier.
L’une des conséquences directes sera aussi le non-remplacement du prochain départ à la retraite et la suppression d’activités jugées non rentables dont les conférences UTP et le salon du livre. Malgré ce contexte tendu, la MJC garde un état d’esprit positif. Le conseil d’administration a accueilli de nouveaux membres, insufflant une dynamique de renouveau et de cohésion : « Cela nous maintient dans une bonne ambiance et une belle énergie au sein de la maison », concluent les responsables.
Crédit photo : Les responsables restent attentifs à la situation financière de la structure. Photo Françoise Liogier
Source : Saint-Chamond. Malgré une fréquentation en hausse, la MJC reste fragilisée financièrement