MJC de Saint-Chamond

Malgré la crise, les chantiers éducatifs gardent le cap

Cette année, pas de réunion en mairie, c’est au beau milieu du dernier chantier éducatif de l’année que le maire, Hervé Reynaud, a fait le bilan annuel du dispositif.  Photo Progrès /Clémence DUBOST

Cette année, 41 jeunes Couramiauds ont participé aux huit chantiers éducatifs organisés par la municipalité de Saint-Chamond, en partenariat avec la MJC, les centres sociaux de Lavieu et du Creux, la Sauvegarde 42 et les services de la Protection judiciaire de la jeunesse.

En cette année secouée par la pandémie de Covid, de nombreux chantiers avaient dû être annulés au printemps. « Mais nous avons réussi à tous les imbriquer cet été », précise Vincent Verrière, coordinateur au sein du conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance.PUBLICITÉ

Après le chantier de numérisation des documents des archives municipales, six chantiers ont eu lieu entre juin et août. Les participants, âgés de 16 à 25  ans ont travaillé auprès du centre logistique, rénové la fresque de l’espace Pablo-Neruda, repeint des salles de l’atelier 5, les murs du bureau information jeunesse et la barrière de l’école Lamartine.

Les vacances d’automne ont été l’occasion de clore la saison avec la création, avec les équipes des espaces verts, de décorations de Noël qui seront installées dans différents points de la ville début décembre.

« Une action citoyenne importante »

Afin d’être retenus pour ces chantiers éducatifs, les jeunes doivent avoir un projet. Pour la plupart, l’argent ainsi mis de côté permet de financer une formation au Brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur (Bafa) ou le permis de conduire. Ces chantiers éducatifs leur permettent, souvent, de faire une première incursion dans le monde du travail, de « voir comment ça marche ».

En temps normal, tous les participants sont reçus en mairie. Mais, comme 2020 n’a rien de normal, c’est sous l’un des tunnels du centre horticole, et devant seulement cinq adolescents que le maire, Hervé Reynaud, a fait le bilan de cette action dont il a souligné les succès : « Votre mobilisation est constante et, en plus, les échos qui nous remontent de la population sont positifs. Quand on nous dit que tout ce qui a été fait est beau, c’est la raison pour laquelle on continue. »

Et d’affirmer que les chantiers éducatifs « contribuent à maintenir la cohésion de la population. Pour les jeunes qui s’impliquent, c’est un signe de citoyenneté important. On l’a vu quand vous avez été nombreux à vous porter volontaire pour mettre sous pli et distribuer les masques, au printemps », a ajouté Hervé Reynaud.

Un discours tenu la veille du reconfinement. « On ne s’attendait pas à en être encore là, six mois après », a d’ailleurs reconnu le maire.

En Chiffres

41

En 2020, 41 jeunes, âgés de 16 à 25 ans ont participé aux huit chantiers éducatifs mis en place à Saint-Chamond. Ce sont deux de plus qu’en 2019.

1 363

C’est le nombre d’heures de travail effectuées sur Saint-Chamond dans le cadre de ces chantiers.

8,30 €

Les jeunes qui participent aux chantiers éducatifs sont rémunérés à hauteur de 8,30 € de l’heure, à raison de 35 heures de travail hebdomadaire. Cette somme transite par les associations. Ces dernières s’assurent qu’elle finance le projet personnel du jeune concerné

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